Médias sociaux. Réflexion.

Émergences de nouvelles formes de liens sociaux? 

L’être humain est un être social. Il est inévitable qu’avec les avancées technologiques, celui-ci modifie ses activités sociales et communicationnelles. De fait, je pense qu’avec l’avènement d’Internet, la communication ne s’est pas nécessairement pervertie, mais plutôt modifiée. Nous avons affaire à de nouvelles formes, oui, de liens sociaux. Le web ne déshumanise pas pour autant l’individu. Il permet à ce dernier, si utilisé à bon escient, d’enrichir ses relations et ses expériences communicationnelles. Internet, dans certains cas, devient le prolongement des relations concrètes (dans le monde réel), et permet aux individus de communiquer en tout temps, et ce, n’importe quand et n’importe où. Cela est sain, je le répète, si combiné avec des interactions en face-à-face. Il s’agit, en effet, de liens créés dans un non-lieu appelé la noosphère, mais, au bout du compte, nous parlons en transmettons de l’information à d’autres individu. Le concept de noosphère : «sphère de la pensée humaine», donc sociale. Des relations sociales et humaines, par l’entremise d’une autre réalité que celle du concret, du réel. C’est-à-dire, le lieu de la pensée collective : Internet.

Monétisation du capital social au seul profit des entreprises? 

En effet, il est adéquat, car concret et vérifiable, de dire que les entreprises utilisent de plus en plus Internet dans leurs démarches de marketing. Comme expliqué dans le texte de Serge Proulx, les entreprisses utilisent les données divulguées de manière volontaire par les internautes pour permettre de construire des  portraits types d’utilisateurs qui faciliteront leurs approches. Or, je trouve restrictif et inadéquat d’affirmer que l’activité sociale des internautes ne profite qu’aux intérêts particuliers des entrepreneurs. Il faut nuancer. Internet utilise les internautes pour prospérer, et l’internaute utilise Internet pour prospérer. Il s’agit d’une relation allant dans les deux sens. De fait, il ne faut pas déresponsabiliser le citoyen qui utilise Internet en le plaçant comme victime et objet du monde virtuel. L’internaute utilise Internet pour satisfaire ses besoins particuliers et Internet utilise l’internaute pour exister. Les liens sociaux créés sur Internet ne profitent pas qu’exclusivement aux entrepreneurs. Les entreprises en profitent, les internautes aussi : pour leurs démarches personnelles de divulgation et de communication. Il y a monétisation du capital social, oui, mais pas uniquement cela.

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