réflexion

À mon avis, les réseaux sociaux permettent bel et bien de créer de nouvelles formes de liens sociaux qui n’étaient pas possibles auparavant. En effet, ces nouvelles plateformes nous permettent d’entrer en contact avec des individus provenant d’une multitude de pays. Entretenir une relation avec une personne que l’on a rencontrée en voyage ou qui est déménagée est dorénavant chose simple. La fréquence à laquelle nous pouvons discuter avec la personne augmente significativement, car la barrière de la distance n’existe plus.  Il n’est donc plus nécessaire d’attendre la venue d’une lettre ou d’acquitter des frais d’appels interurbains pour communiquer avec votre ami. Toutefois, les réseaux sociaux peuvent parfois mener à la banalisation de l’amitié. En effet, le fait que Facebook utilise le terme «ami» pour définir les utilisateurs qui peuvent naviguer sur notre profil vient dépouiller l’amitié de son sens. Une connaissance est ainsi classée dans la même catégorie qu’un ami de longue date. Dans un tout autre ordre d’idée, il est évident que les réseaux sociaux ont été un outil indispensable pour mettre en branle plusieurs mouvements collectifs l’année dernière, dont le printemps arabe et le printemps érable, plus près de chez nous. Toutefois, soyons clairs. Les médias sociaux n’ont pas causé la révolution dans les pays arabes et celle-ci aurait probablement été possible sans l’aide de ses diverses plateformes. Néanmoins, il faut reconnaître que l’utilisation des médias sociaux a permis à l’information de circuler rapidement et de rejoindre des millions de personnes simultanément.  Quant à la deuxième question soulevée par Serge Proulx, je suis d’avis qu’il y a bel et bien monétisation du capital social des internautes par des entreprises de l’internet. Les médias sociaux peuvent accumuler facilement diverses données sur les utilisateurs en fonction des groupes qu’ils rejoignent, des mots clés qu’ils entrent pour naviguer sur le web ou des sites qu’ils visitent régulièrement. Ces données leur permettent de réaliser des listes et des profils de consommateurs qu’il leur est possible de vendre par la suite à différentes compagnies. Les publicitaires ont vu en ces nouvelles plateformes une nouvelle manière d’approcher des clients. Toutefois, dans un monde où tout est réglé et régi en fonction de l’argent, à quoi s’attendait-on?

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