Réflexion sur les médias sociaux

Les médias sociaux sont essentiellement une bonne chose.

Serge Proulx dans son essai L’Irruption des médias sociaux  s’interroge : «Ne serions-nous pas devant un système sophistiqué de monétisation du capital des internautes, au seul profit des entreprises de l’internet?». Oui, peut-être, mais n’est-ce pas le cas de toutes les grandes entreprises ? Qu’est-ce que Wal-mart, McDonald’s et Shell font pour le citoyen, outre s’enrichir sur son dos ? Ne demandons pas à une entreprise plusieurs fois milliardaire de s’inquiéter un tant soit peu pour ses «utilisateurs», cela ferait de nous de malheureux utopistes.

Qu’on me laisse tranquille, s’il-vous-plaît, avec l’ambiguité autour du mot amis utilisé par facebook pour désigner nos contacts. D’accord, 90% de nos amis Facebook sont en fait des connaissances. Vous le savez, ils le savent. C’est le même principe dans l’autobus, au travail et dans la rue. Cela ne change rien au fait que Facebook est un merveilleux répertoire des gens rencontrés au cours de nos vie et  avec qui il sera archi-facile de communiquer dans le futur si le besoin se présente.

Facebook est un énorme carnet de contacts virtuel, pas une alternative à la vie matérielle.

Effectivement lorsque la vie virtuelle semble devenir une alternative au «vrai», attention, on touche au danger que présentent les Médias Sociaux. Je crois qu’ils doivent demeurer un outils, au même titre qu’une laveuse ou une balayeuse. Or la réalité est tout autre.

Des chercheurs ont observé des comportements inquiétants chez des gens devenus accros aux nouvelles technologies de communication. En fait, certaines personnes commencent à nettement préferer le virtuel au réel, y passant plus de temps. Pourtant ils sont nés et mourront sur cette Terre, pas dans un tweet ou sur un wall post. Très peu de cas sont répertoriés de vies virtuelles plus interessantes qu’une vie dans la réalité, sous le soleil, avec d’autres humains.

Les médias sociaux sont essentiellement une bonne chose. Comme toute bonne chose, le secret réside dans la modération. Serge Proulx ne manque pas de le souligner:  nous devons faire la «promotion d’une éducation critique aux médias numériques», suggère-t-il. Ils font partie de notre environnement immédiat; apprenons à les utiliser avec intelligence.

 

Jules Sabourin

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