Internet: vocabulaire et fonctionnement

Comme promis, voici quelques-unes des notions vues en classe à propos d’internet.

URL

Le sigle URL signifie Uniform Resource Locator. Hormis adresse web, il n’y a pas de traduction française plus directe de ce terme. En français, on dit donc un URL ou une adresse web.Un URL est l’adresse complète d’un site.
Un exemple:https://www.ceic.gouv.qc.ca/salle-de-presse/detail-de-la-presse/article/depart-du-procureur-en-chef-me-sylvain-lussier.html

Nom de domaine

Le nom de domaine (domain name, en anglais) est constitué en tout ou en partie de ce qui vient entre le «http://» (ou «http://www.» et la première barre oblique dans un URL.Dans l’exemple ci-haut, le nom de domaine est ceic.gouv.qc.ca et il désigne la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction (ouf!), mieux connue sous le nom de Commission Charbonneau.

Domaine de niveau supérieur

La dernière partie (à droite) d’un nom de domaine désigne le domaine de niveau supérieur (Top-level domain [TLD], en anglais).Certains se rapportent au type d’activité du site web. (.com, .org, .xxx, par exemples). D’autres désignent le pays où ce nom a été enregistré (.ca pour Canada, .fr pour la France, .be pour la Belgique, etc.). À noter que cela ne signifie pas nécessairement que le site se trouve dans le pays en question. Le service d’URL raccourcis bit.ly ne se trouve pas en Libye.

DNS

Le sigle DNS signifie Domain Name System. Il s’agit d’un système qui permet notamment de retrouver le bon site web après en avoir fait la demande dans votre logiciel navigateur. Pour y arriver, le système va traduire ce que vous entrez en langage humain (lapresse.ca, par exemple) en langage que les ordinateurs peuvent comprendre (une adresse IP, voir ci-dessous).
Cette expression est parfois traduite par «système de noms de domaine», mais le sigle DNS est ce qui est le plus usité, même en français.

IP

Sigle signifiant Internet Protocol. Ici encore, on peut traduire par «protocole internet», mais on peut utiliser «IP» en français, comme dans l’expression «adresse IP».Une adresse IP est constituée de quatre nombres de 0 à 255 séparés par des points.
Par exemple, 142.213.164.25. Il s’agit, en passant, de l’adresse IP du site web de la Commission Charbonneau.On est sur le point de manquer d’adresses IP. Une nouvelle version du protocole (version 6) est en train d’être déployée. Elle aura la forme de huit nombres hexadécimaux de quatre chiffres séparés par des deux-points (A640:00CD:84FF:12AA:0000:6429:2016:EAA6, par exemple). D’ici là, on se débrouille entre autres grâce à une technique appelée NAT (Network address translation; pas de traduction satisfaisante en français…) qui utilise des addresses IP réservées à l’usage de réseaux privés comme ceux dont vous vous servez peut-être à la maison. Vous remarquerez que dans la plupart de ces réseaux privés, les adresses IP commencent par 192.168.

MAC

Rien à voir avec les Macintosh d’Apple, le sigle MAC signifie Media Access Control, en anglais. Lui aussi intraduisible, on l’utilise dans l’expression française «adresse MAC».Une adresse MAC, c’est l’identité de l’interface réseau dont votre ordinateur, votre téléphone ou votre tablette se sert pour communiquer avec le reste du monde (le net). C’est souvent grâce à cette adresse MAC qu’on peut réussir à coincer des cybercriminels, même s’ils se servent de réseaux différents ou usurpent leur adresse IP pour commettre leurs délits.Sur un appareil mobile, vous pouvez voir la MAC adresse dans vos réglages généraux sous la rubrique «Informations/Adresse Wi-Fi». Vous remarquerez que l’interface de communication Bluetooth possède une MAC adresse distincte (certaines informations ont été masquées dans l’image ci-dessous, un peu comme le font certains ministères avant de vous transmettre des documents demandés par accès à l’info)🙂.

HTML

HyperText Markup Language est une autre de ces expressions non traduites en français. Le HTML est un langage de balisage et non un vrai langage de programmation.
Les balises sont des repères qui permettent à votre logiciel de navigation de savoir ce qu’il doit faire (afficher du texte, de quelle grosseur, de quelle couleur; afficher une photo; faire rouler un petit script pour générer des pubs; etc.).

Pour voir le code HTML qui sous-tend un site web, vous pouvez demander à votre logiciel navigateur d’afficher le code source de la page sur laquelle vous vous trouvez.
Un affichage plus clair est offert par les outils de développement de votre logiciel, des outils avec lesquels on peut aussi s’amuser.

Je vous laisse là-dessus, j’ai mon public Twitter en délire à entretenir.

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